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lundi 27 mars 2023

Publication

Lire l’Autre dans l’image. L’utilisation d’éléments du costume comme marques d’altérité dans l’image médiévale

Actes du colloque de Catane (2019, publication 2021)

 Voici enfin l'article résultant de ma participation au colloque tenu à Catane à l'automne 2019. Une rencontre très intéressante, dans un cadre superbe, qui a permis quelques petites excursions à Taormina et à Raguse. Autant joindre l'utile à l'agréable !

Y a des facs... et y a des facs... (et en plus, on a bien mangé)
 

Evidemment, il est question de vêtements, d'images médiévales, de comment on utilise les vêtements et accessoires et tout ce qui concerne l'apparence dans l'image médiévale. Avec, en prime, une première ébauche de classification de tout ce petit bazar, qui est, on s'en doute, perfectible (d'ailleurs, c'est la 2e ébauche, la véritable première ayant été présentée au congrès de Leeds quelques mois auparavant...).


Y a des hôtels hyper confortables avec vue sur la cour pas belle, et y a des hôtels où on a mal au dos avec vue sur le château XIIIe et l'Etna...



samedi 2 mars 2019

COMMUNICATIONS

EN AVRIL, CA DEFILE
A Madrid et à Londres

Madrid (photo Gryffindor, wikimedia commons)


Petite actu colloques.
Il y en a deux qui s'annoncent pour ce printemps.
Il faudra suivre, parce que c'est la même semaine (voire la même fin de semaine. Encore des avions en perspective). Dans les deux cas, les programmes sont très prometteurs !

Tina fait l'Espagne
Ma première intervention aura lieu à Madrid le 4 avril, en soirée (je découvre les horaires espagnols)
Le lieu : Université Autonome de Madrid.
Université Autonome de Madrid (normalement, ça doit ressembler à ça...)

C'est ma première visite dans cette ville... Je sens que je vais passer par le Prado et par un certain musée plein de tissus...
Museo del Traje (photo musée) En une journée, c'est faisable ?

Le colloque en lui même :
Iconotropia

photo du programme. UAM.

Le sujet en gros : costume et iconographie, avec l'exemple du Psautier de Stuttgart et des sources carolingiennes en général, avec questionnements sur leur fiabilité (Ce que j'en pense est développé quelque part dans ce blog !)
Là, on est vraiment dans une com sur l'iconographie chrétienne
Résumé :
Le Psautier de Stuttgart est l'un des plus célèbres chefs-d'œuvre de la peinture carolingienne. Coloré et totalement enluminé, empli de personnages de toutes sortes, il peut être considéré comme une bonne référence pour la connaissance du costume carolingien. On peut se demander si c'est vraiment le cas. Un examen du contexte est intéressant car l'abbé commanditaire était passionné par l'Orient. En outre, il semble que la majorité des costumes et objets représentés soient connectés avec l'Orient ou la tradition classique, y compris celle de la représentation des Orientaux. On ne doit pas oublier la nature du livre : un psautier.
Ceci ne peut être confirmé que par une approche méthodique d'autres sources de cette période, et d'avant. L'art romain, les peintures de Douros Europos et autres nous donnent de bons exemples qui peuvent être comparés aux images de Stuttgart. Il est aussi important de considérer les costumes portés par de « vrais » carolingiens.
Ceci peut nous conduire à une considération plus générale des costumes de type Stuttgart. Trouve-t-on ces caractéristiques dans d'autres manuscrits ? Pendant combien de temps ? Et, ce qui est primordial, sur quel type de personnages. Quels éléments du costume viennent du passé ou d'autres pays, afin d'ajouter du sens à certains individus représentés. Et quel sont les sens de ces sens ?
Les costumes sont des signifiants sociaux, et ils l'étaient déjà au Moyen Âge. L'art médiéval est basé sur les éléments signifiants. Il n'est pas étonnant que les costumes fassent partie du système iconographique. Il semble que le Psautier de Stuttgart soit effectivement un bon point de départ pour l'étude du rôle du costume dans ce système dans lequel les éléments anciens et exotiques sont importants.

Malheureusement, je ne pourrais pas rester pour la seconde journée de communications... parce que...
Direction Londres, pour le congrès du MEDATS  le 6... Donc journée du 5 : aéroports, avion, transferts, etc.

Retour sur le lieu de plein de crimes !
Londres, je connais... Je ne vais faire qu'y passer (le Londres de ma folle jeunesse a disparu avec elle... Hélas... Allez, j'irai faire coucou à Botticelli quand même !)




Le thème de la journée, ce sera : la laine
La laine fraîche
Et je vais donc présenter la tunique intermédiaire de sainte Claire.


Résumé :
La tunique intermédiaire de sainte Claire, un patchwork médiéval
Parmi les différentes reliques du protomonastère de Sainte-Claire à Assise, l'une est très peu documentée. Il s'agit de la « tunique intermédiaire » de sainte Claire, qui était portée entre la robe et la « stamina », une sorte de chemise. Ce qui rend cette relique incomplète digne d'intérêt est le fait qu'elle se compose de 11 fragments de laine. Il s'agit d'un exemple de remploi de morceaux de laine, de tailles différentes, formant patchwork. Etant un vêtement de sainte, la tunique n'est pas intacte car certaines parties ont été retirées d'une manière comparable à d'autres reliques contemporaines, un fait qui mérite d'être mentionné car il fournit des informations au sujet d'une possible hiérarchie des parties du corps. Ce qui reste le plus important est constitué des fragments de laine, qui ont été étudié lors de la restauration effectuée sous la supervision de Maria Giorgi en 1992-93. Même si elles ne semblent pas teintes, les pièces se distinguent par les tissages et les couleurs, offrant de précieux exemples de la diversité des tissages de la première moitié du XIIIe siècle. En outre, certains fragments peuvent être mis en relation avec des tissus plus connus, comme le blanchet ou des tissus vus sur des œuvres d'art.

D'autres sont à venir...

mercredi 25 avril 2018

COSTUME XIIIe

COTTE, SURCOT, RETOUR SUR LA LONGUEUR
+ news et... Dolce far niente !

Metropolitan Museum, New York


Je profite des vacances scolaires sous le soleil romain pour revenir un peu à ce blog,

Bonjour de Rome

et en particulier sur certaines petites choses apprises à New York (et du coup, quelques photos des musées locaux).

Mais d'abord un peu d'actu :
Je participe au prochain congrès de Leeds, avec Distaff. Mon intervention portera sur une très belle sculpture du XIIe siècle, Le Retour du Croisé, et sur ce que les costumes nous apprennent.
Ce sera le lundi 3 juillet
Session 215 Leeds
En très bonne compagnie... Je me sentirai un peu isolée parmi les Wright !

D'autres interventions possibles. Dates à préciser.

Ensuite, niveau publications.
Les presses de la Sorbonne sont un peu lentes. Mais le bulletin du séminaire Questes tenu l'an dernier et portant sur ce qui est anachronique, obsolète et démodé devrait paraître avec de la chance fin 2018... Bref, compter 2019.

Les actes du colloque de Sarrebrück sur le rêve, intervention sur Burne-Jones, sont attendus...

Pour finir en ce qui concerne les news... Une chouette retombée du congrès de Kalamazoo l'an dernier. Ceux qui ont cliqué sur le lien de Leeds sont déjà au courant, puisque l'affiliation est indiquée.
Je suis maintenant chercheuse associée au Centre d'Etudes Supérieures de Civilisation Médiévale (CESCM, quoi) de l'Université de Poitiers. Ca fait toujours très plaisir de voir son travail apprécié et reconnu par des chercheurs de cette qualité, et je suis vraiment ravie d'avoir été acceptée (tous mes remerciements à Vincent Debiais pour son soutien). Le défi supplémentaire c'est évidemment de me montrer de plus en plus rigoureuse dans mes recherches.

PARLONS COSTUME
Il est temps !
Lors du passionnant congrès de New York j'ai eu l'occasion de revoir Maria Barrigon, qui s'occupe, entre autres, des tissus de Las Huelgas. On s'est encore retrouvées dans la même session... Mais sans cerises cette fois !
Oui, c'est flou... Les mangeuses de cerises à Leeds 2016 (photo Gale Owen-Crocker)

Bref, comme toujours, ça papote. Et elle m'apprend que récemment des sondages ont été effectués pour savoir si, par le plus grand des hasards, il n'y aurait pas quelque chose dans le tombeau d'Eléonor de Castille, fille d'Alphonse X morte en 1275, se trouvant à Caleruega.
Bingo !
On pensait que c'était vide... Eh non ! Il restait le bonheur du chercheur en costume médiéval : corps et textiles.
Pourquoi les deux sont-ils nécessaires ? Parce qu'on peut ainsi juger des rapports entre stature et longueur des vêtements. Et comparer avec ce qu'on a déjà, même si c'est peu. Et comparer avec les images, les indications écrites, etc.
Les vêtements ont été restaurés et présentés en 2016.
Saya et chemise d'Eleonor après restauration (photo provenant de ce blog )

Jusque là, au niveau archéologique, on avait peu de vêtements complets pour le XIIIe, avec informations sur le corps. La fameuse robe de sainte Claire... longue de 170 cm à l'avant, 175 à l'arrière. Claire mesurant 160 cm. La vision de la robe étant d'ailleurs fort impressionnante. On se sent minuscule devant cela.

Quand ces dimensions se sont répandues, il faut bien reconnaître que ce fut assez dévastateur. Les robes qui ne touchent pas le sol où traînent un peu n'étaient plus valables. Bon, on refait la garde robe (ça fait mal au portefeuille). Question importante néanmoins, la longueur dépendant aussi du statut. Claire venait  d'une famille riche, et la longueur peut être un témoignage de cette origine. Ce qui est à vérifier.

J'ai eu l'occasion de travailler sur des longueurs folles (surtout que je ne suis pas un petit format, dans tous les sens...), comme cela a été expliqué dans mes précédents articles sur la cotte au XIIIe. Et cela demande une adaptation au niveau de la marche. Il faut réapprendre à marcher, à se déplacer. Savoir tenir ses vêtements. Avec classe et distinction, s'il vous plaît ! J'ai aussi tenté de respecter les quantités de tissu utilisées pour les costumes, en me servant de ce qu'on en savait (là aussi, voir mes précédents articles). Mes costumes sont basés sur les estimations les plus faibles du lé anglais (le plus pratique pour les recherches. Oui, on voyage, mais les infos sont à chercher là où elles sont et se recoupent) donc si cela peut être valable en début de siècle, pour 1235, déjà, mes costumes sont limite riquiquis...
Vierges sages de la cathédrale de Strasbourg, vers 1280, Musée de l'OEuvre Notre Dame, Strasbourg. Encore une fois merci à l'ampleur et à la longueur pour ce merveilleux tombé.

Ces questions de quantités, d'ampleur, de longueur, sont un sujet de discussion récurrent lors des pauses de colloques, tellement c'est difficilement concevable de nos jours... D'autant plus si on a un thé dans une main, un muffin dans l'autre, et qu'on bouge. Mais, si on s'en étonne et qu'on en rit un peu, on retrouve très vite notre sérieux en évoquant tout ce que cela implique quant à la façon de se mouvoir, sur les marques d'élégance, sur la silhouette, sur la manière de se tenir...
Lorraine, vers 1300-1320, Vierge à l'enfant, Metropolitan Museum, New York, la cambrure gothique permet de faire ressortir les plis. A noter le léger plissé à la taille. A cette date, les ceintures montrées ainsi sont rares, et paraissent réservées à certaines représentations.

Je risque de me répéter, mais c'est ce qu'on pourrait surnommer avec humour (alors que c'est quelque chose de très sérieux) un "consensus machine à café pendant les colloques" : longueur et ampleur sont des éléments primordiaux des costumes médiévaux, au moins sur 3 siècles.
Alexander of Abingdon, Vierge à l'enfant, vers 1275-1325, Metropolitan Museum, New York. Le tombé, aux plis creusés, témoignant de l'ampleur.

Quelles sont les nouveautés amenées par Eleonor de Castille ?
Une saya, une chemise. La chemise, très abimée, est composée de multiples godets (imaginez 4 chercheuses penchées sur un smartphone à la pause café, les yeux éblouis). Elle n'est pas complète, mais il en restait suffisamment pour voir qu'il y avait 4 godets à l'avant, et 4 à l'arrière, ce qui a été restitué. On pouvait aussi estimer, raisonnablement, la longueur de la chemise. En revanche, comme on manquait d'information pour la forme des manches, il a été décidé, lors de la restauration, de les laisser courtes, ce qu'elles n'étaient certainement pas.

La saya est un vêtement typiquement espagnol, lacé sur un côté. Celle de l'infante est intéressante pour plusieurs raisons. Celle qui concerne cet article, c'est évidemment sa longueur : 190 cm. On a le corps... D'après Maria, entre 160 et 170. Cet article mentionne 170cm, en précisant que c'était rare à l'époque médiévale. Bonjour le cliché (au XIIIe, les tailles étaient à peu près équivalentes aux tailles actuelles). On va rester sur du 170cm quand même. Ce qui fait 20 cm de moins que la robe.
Cathédrale d'Auxerre, Arts Libéraux, 3e quart du XIIIe siècle. La longueur et l'ampleur de la cotte permettent d'obtenir ce tombé spécifique.

Que penser alors du rapport sainte Claire ? Nous ne sommes pas dans le même pays, mais la nécessité de se déplacer est toujours là. Claire, nonne, travaillait plus qu'Eleonor, infante de Castille (ceci dit, sur la fin de sa vie, Claire était pas mal clouée au lit... petite santé, liée aux privations volontaires diverses). La saya d'Eleonor est un rare exemple de tenue XIIIe de très haute noblesse à peu près intacte et dont on possède le corps qui la portait (pour l'élégance de la phrase, je crois que c'est raté). Une autre saya, d'une autre Eleonor, plus ancienne, fait 197 cm. Je n'ai pas encore réussi à trouver la stature de cette Eleonor. Néanmoins, on peut envisager que les robes de la très haute noblesse faisaient une vingtaine de cm de plus que la hauteur totale, au minimum, en Espagne. Et peut-être ailleurs quand on considère les quantités utilisées, et ce qu'on voit sur les oeuvres d'art, surtout si on est dans la seconde moitié du siècle : tailles blousées (la Vierge et les Vertus sont des exceptions passionnantes à analyser iconographiquement), et tissus traînant largement au sol, tout en laissant parfois deviner un bout de pied coquin. Bref, on avait là des longueurs incroyables, et l'Infante était peut-être sage dans sa dernière tenue. Ceci dit, la saya, contrairement à la cotte de 1275 (en dehors des virginales exceptions), ne se blouse pas.
Coffret en ivoire, Paris, vers 1320-1340, Metropolitan Museum, New York, La Châtelaine de Vergy: Toujours présents : longueur, plis, blousage à la taille. La mode du début XIVe, dans les images, poursuit celle de la fin du siècle précédent, même si, dans les faits, des transformations radicales sont déjà là depuis 1320. On peut noter aussi la manière dont les braies du jeune homme s'ouvrent sur l'arrière.

Et maintenant, la question : comment bouger, travailler...

Il est conseillé aux dames de la noblesse (et donc de la bourgeoisie qui imite) de se déplacer à petits pas. Les grandes enjambées sont jugées disgracieuses et sont impossibles avec une robe de longueur "réglementaire" Bref, il faut marcher lentement, en posant d'abord la pointe puis le talon (merci Perline). Ceci n'est pas évident avec nos chaussures modernes, mais avec des souliers médiévaux ou pieds-nus, ça va tout seul.Evidemment, on tient sa robe avec classe, tout en essayant de montrer les doublures du surcot et du manteau (l'un ou l'autre ou les deux recouvrent la robe en public, totalement pour le surcot jusque fin XIIIe).
Cathédrale d'Auxerre (2de moitié XIIIe) Vierge Folle, tenant magnifiquement son ample surcot


Pour monter à cheval (restons dans la noblesse, sinon, sur un âne, c'est pareil, et puis il y a l'option Aristote) : trois solutions. Si on n'est pas pressée, comme la Vierge qui fuit en Egypte, la sambue, c'est pas mal.
Cloisters Apocalypse, Normandie, vers 1330, The Cloisters, New York, 68.174, 2v, Fuite en Egypte. Marie semble ici être assise sur une sambue.

 Si on va à la chasse ou que le galop peut être une éventualité, califourchon...

Valve de miroir, vers 1350, Paris, Metropolitan Museum, New York. Scène de chasse au faucon montrant une dame à califourchon, en tenue d'équitation de l'époque.Le vêtement est suffisamment ample et long pour ne pas incommoder la dame, qui a les moyens de se payer la quantité de tissu nécessaire...

Et c'est là que l'ampleur est une nécessité. Il faut cacher la jambe, et le pied autant que possible... Pour le pied, la longueur, c'est bien. (on a des statistiques sur les accidents occasionnés par les robes dans les étriers ?)

Coffret en ivoire, Paris, 1310-1330, Aristote et Phyllis,Metropolitan Museum, New York. C'est pas trop comme ça qu'on faisait de la philo en terminale. Les traditions se perdent !
 Pour l'option Aristote, la selle est aussi en option. Les philosophes ont bon dos. 

Cuisson du pain, psautier, Belgique, milieu du XIIIe siècle. The J. Paul Getty Museum, Ms. 14, fol. 8v Exemple de cotte remontée grâce à la ceinture pour pouvoir travailler, et faire de grandes enjambées,

Pas mal de scènes, genre Maciejowski, ou autres, montrent l'intérêt d'un blousage qui permet de remonter la cotte pour ne pas se prendre les pieds dedans quand on a besoin de ses mains. Le blousage permet aussi d'improviser un sac... Et de faire de grandes enjambées. En cas de nécessité, la mode, les convenances... On s'en fiche un peu. Il est donc possible que les cottes pauvres soient elles aussi longues, au moins de la stature de la personne. Je pense que, finalement, les proportions de la cotte de sainte Claire sont "plutôt pauvres" que riches, si l'on se réfère aux proportions anglaises ou aux pièces archéologiques espagnoles.

NB : J'ai privilégié les oeuvres fin XIIIe début XIVe, pour rester proche d'Eleonor. Les tenues début XIVe présentées ici étant dans la même logique textilophage (oui, je viens de l'inventer) que précédemment.

John Godward, Dolce Far Niente, 1897, coll. priv., photo wikipedia

C'est tout pour aujourd'hui... Je retourne au farniente romain (en plus, c'est férié ici)
Ciao !

vendredi 9 février 2018

COLLOQUE EN VUE !

INSIDE OUT, DRESS AND IDENTITY IN THE MIDDLE AGES
 Direction la Grosse Pomme !




Je vais retraverser l'Atlantique (décidément, je rentabilise le passeport) pour causer encore de costume médiéval.

Cette fois, j'aurai l'occasion de retourner à New York, et plus précisément à la Fordham University, dans le Bronx.
(photo tirée du site de l'université)

Ca se passera mi-mars.
Je présenterai mon papier le 17, au matin (Damned, c'est pas la st Patrick la veille ? Ca promet !)
Je ne suis pas du matin, mais passer en prems (ou presque), ça me permettra, pour une fois, de ne pas passer deux jours à stresser !

Ma communication va concerner un sujet qui me tient à coeur depuis pas mal de temps, à savoir les usages des différents tissus, et de l'un en particulier : les soies à médaillons.

Bon, ben, on va présenter mes différentes remarques à leur sujet.

Le programme est vraiment très intéressant. Je vais retrouver pas mal de connaissances. Et certains sujets promettent d'être passionnant (j'ai hâte d'entendre Maria parler des vêtements de Las Huelgas, en particulier !)
Demandez le programme !


Le résumé de mon intervention (je vais encore avoir des problèmes avec Shakespeare !)

Je vais en profiter pour retourner aux Cloisters, au Met... Revoir le plus beau des Bellini à la collection Frick...

Et le tout avec des escales à Varsovie. Je vais découvrir la Pologne (enfin, un aéroport... C'est un début)

samedi 30 septembre 2017

COLLOQUE

VETEMENTS, COSTUMES ET RELIGIONS
Deux journées exceptionnelles.

Parmi les belles rencontres du colloque, Monsieur Daniel Roche du Collège de France, Madame Chantal Dhennin de Lille 3, et Wendy Bougraud, de Bordeaux 3 (qui a pris la photo et dont l'intervention fut remarquable)

Sur le papier, le programme s'annonçait prometteur. Dans les faits, ce fut au delà de mes espérances.
Rien que pour le Moyen Age, toutes les interventions se sont avérées brillantes. Beaucoup d'échanges enrichissants, de découvertes. Et des communications qui furent aussi passionnantes en ce qui concerne les époques qui, a priori, m'attirent moins.
Un colloque d'une qualité rare.

Personnellement, mon intervention concernait les signes de judéité dans l'image (un grand classique), avec surtout les problèmes posés par l'iconographie, et la nécessaire prudence devant les sources iconographiques. Avec une mise en avant de l'époque charnière, XIIe et XIIIe siècle, du pourquoi de la charnière... Et quelques exemples de sources de coiffes qu'on retrouve sur des non-chrétiens (parce que... il est nécessaire de revoir ce qu'entendent ces signes dits de judéité dans les images). Tous mes travaux antérieurs (en particulier le travail sur les coiffures féminines au XIIIe faites pour mon livre et pour le site des GMA, en collaboration avec Catherine Besson-Lagier) se sont avérés bien utiles, et l'audience a parfaitement compris la nécessité des précautions que je prends avec les images.

J'ai aussi pu constater l'importance de tous ces congrès, colloques, etc. puisqu'une communication à laquelle j'ai pu assister à Kalamazoo m'avait amené le chaînon manquant ! Un énorme merci à Vincent Debiais pour m'avoir permis d'y aller, et à Pamela Nourrigeon pour m'avoir passé ce chaînon manquant.

Les questions-réponses qui ont suivi ont aussi été très enrichissantes, et souvent en rapport avec d'autres interventions. 
Bref, j'ai eu la joie de voir que mes théories ont été approuvées.


Ce colloque devrait faire l'objet d'une publication. Quand ? Mystère. Mais je vous tiendrai au courant.

mercredi 27 septembre 2017

COLLOQUE

VETEMENTS, COSTUMES ET RELIGION
Nancy, Université de Lorraine, les 28 et 29 septembre.



Je vais participer à un nouveau colloque, tout près de chez moi cette fois, puisque c'est à Nancy.

J'y parlerai vendredi après midi de l'évolution des signes de judéité dans les coiffes à la fin du Moyen Age.
Il s'agit bien évidemment d'image médiévale. Et d'un sujet qui me tient à coeur, parce que ça fait quand même un paquet d'année que j'ai mis le nez là dedans. Et je pense enfin commencer à piger comment cela fonctionne.

J'aurais le plaisir de passer le même jour que la professeure Muzzarelli, de l'université de Bologne, dont j'avais critiqué (en bien !) le livre excellent sur le voile.
A lire ici.


Mais il n'y aura pas qu'elle, évidemment. Le colloque touche plusieurs périodes.

Demandez l'programme !

Je voudrais au passage remercier Pamela Nourrigeon, de l'université de Poitiers, dont la communication à Kalamazoo avait été passionnante. Dans ses documents, il y avait d'ailleurs ce qui s'est avéré être la pièce manquante du puzzle.
Mais, cela, je le garde pour la communication que je vais faire !

Comme quoi, aller dans les congrès et les colloques, ça permet d'avancer !


Les deux prochains jours vont être enrichissants !


mardi 28 mars 2017

COLLOQUE

LE CHANCEL DE SAINT-PIERRE-AUX-NONNAINS
Metz, du 27 au 29 avril.


Je ne pourrais malheureusement y passer que le samedi, et ça m'ennuie (C'est la faute aux 6e...)
Il s'agit du chancel de l'église de Saint-Pierre-aux-Nonnains, de Metz, datant de la période mérovingienne, et conservé aux très beaux musées de la Cour d'Or, à Metz, évidemment.

Cela se tiendra dans l'église (le jeudi) et à l'Arsenal (vendredi et samedi).

Le colloque a lieu à l'occasion de la nouvelle scénographie du chancel, et devrait permettre d'amener de nouveaux éléments stylistiques et de datation. Sans parler de toutes les infos sur l'architecture mérovingienne et carolingienne. Ca donne envie !

Et en prime, il y aura de la musique... Et de qualité ! (Ne parlons même pas des interventions, qui sont très prometteuses !)

Le programme en détail :